Depuis toujours, il a l’œil sur la forme et le détail de la ligne.
Il croque, crayonne, taille, embrève, cintre, cisle, chantourne ;
transforme,  peaufine, pousse à l’extrême, mû par son désir de perfection ;
se pose les questions d’usage et de fonctionnalité.

Curieux, il observe le monde qui l’environne, l’ausculte,
veut y laisser la trace de sa réflexion, l’empreinte de sa personnalité.
Ebéniste de son état, Mickaël est plus : designer , dans tous ses états.
le puriste : sinon le perfectionniste, exigeant et volontaire jusqu’au moindre détail
qui associe la forme dépouillée, sobre et énergique à l’essence de la couleur
l’espiègle : qui passe avec délicatesse et légèreté du répertoire fonctionnel
à l’universalité des liaisons et des sentiments (n’appelle-t-il pas une de ses consoles :
je m’attache, je me détache, je me console)
l’excentrique : qui aiguise son regard sur le savoir-faire de ses maîtres de référence,
ébénistes de renom, architectes méconnus ou en vogue, grands couturiers,
petites mains aux techniques oubliées
le ludique : qui offre à celui qui possède certains de ses meubles, la capacité d’intervenir
et de décider de leur configuration.

Car la clé de voûte de son travail de designer,
c’est de formuler des propositions « interactives »
donnant à l’utilisateur toutes les libertés formelles et d’usage lorsqu’il est en possession
d’une de ses créations.

Passionné et collectionneur d’art éclectique, il se nourrit d’influences étendues Aimanté
par la création artistique, il est happé par l’univers de la mode.
Il est sous le charme de la vie.

Il fabrique ses meubles sur mesure ; innove, associant les techniques ancestrales
de l’ébénisterie à des technologies de pointe.
Il cultive la rigueur de l’objet unique ou de la série limitée, toujours numérotée et signée.
Il réfléchit au moindre détail en concevant ses mécanismes
( voir Tour Equalizer et Segment d’Horizon).
Il s’impose en concepteur et designer d’objets et de mobilier et s’expose à l’exigence
de conjuguer son art à ses savoir-faire.
Enclin à la sérénité, il a crée son atelier d’ébénisterie, à l’écart de l’agitation choisissant
la Normandie comme domicile de création.
Généreux, il ouvre son espace à l’enseignement de sa technique,
en accueillant des stagiaires en formation.

Mickaël De Santos, bien que français, partage le même sang qu’un Gaudi
l’exubérance baroque d’un Calatrava s’éprend de toute cette culture ibérique.
Mickaël, une origine et une progression au fil d’un art qui se métisse d’essences
et de sens nourris d’une grande exigence.